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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 11:30
"La nudité" de C. Colera cité dans Femme Actuelle à propos du naturisme

C'est dans le numéro de cette semaine (11 au 17 juillet 2016) en page 8.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 11:43
"La nudité" au salon du livre de Los Angeles
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 18:30
Tribune de Genève : C. Colera sur la fin du nu dans Playboy

L'article de la TDG est ici.

Le texte de ce qui a été dit dans l'interview ici.

Published by Nudité pratiques et significations
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 15:30

C.Colera cité dans un reportage de Virginie Matter de la radio télévision suisse sur la disparition annoncée de la nudité des pages de Play Boy. Le lien est ici.

Published by Nudité pratiques et significations
13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 19:35
Le livre "La nudité" cité par la revue "Fémina suisse"

C'est dans le Femina suisse de cette semaine.

Ci-dessous le Verbatim de l'interview :

- Pourquoi nos contemporains semblent-ils si attirés par la nudité ? est-ce que sa dimension érotique et transgressive continue d'en faire l'attrait ou est-ce qu'elle véhicule une sorte de philosophie de retour à la simplicité, à l'authenticité ?

- En effet, la nudité n'est pas seulement provocatrice. Elle est de plus en plus synonyme de vérité, d'authenticité et de liberté à l'égard des conventions sociales. Elle l'avait déjà été dans la tradition occidentale depuis les Grecs, avec une connotation très religieuse et métaphysique (la manifestation du divin, même dans l'art grec). Elle le devient sur un mode laïcisé maintenant que les gens considèrent le corps et son apparence comme une sorte de "rocher" dans lequel ils trouvent leur sécurité, leu identité, et à travers lequel ils expriment ce qu'ils sont. Cela va avec un méfiance croissante à l'égard des conventions sociales qui s'expriment dans les vêtements, mais aussi à travers le langage qui est désormais réputé infidèle à la "vérité suprême" des émotions. La nudité c'est l'authenticité, mais c'est aussi le courage, l'abandon de soi. Mais pas n'importe quelle nudité. Il est des nudités guerrières qui font peur, comme la nudité des Gaulois au combat jadis, ou le terroriste du Thalys la semaine dernière qui montait nu avec kalachnikov, des nudités humiliantes, des nudités dérangeantes jugées vulgaires parce qu'elles ne respectent pas les autres. La limite entre le nu sublime et le nu dégradant dépend de beaucoup de facteurs, c'est une affaire de circonstances, d'intentions qui s'expriment à travers la nudité.

- La nudité est-elle plus facilement montrable aujourd'hui, ou a-t-elle seulement conquis de nouveaux espaces pour s'exprimer ?

- A beaucoup d'égards elle est moins montrable dans beaucoup d'espaces. Il y a eu une véritable chasse à la nudité dans l'espace publicitaire au début des années 2000. Et beaucoup de gens notent qu'il ne serait plus possible d'avoir un strip tease de playmate à 19 h45 sur une grande chaine de TV aujourd'hui comme c'était le cas dans les années 80. De même que le topless devient plus délicat aussi. Un sondage IFOP-TENA il y a 5 ans montrait qu'une majorité de femmes ne supporte pas la nudité d'autres femmes dans les vestiaires, ou même la nudité d'une voisine dans son jardin. Et cependant la nudité est devenu un vecteur de communication sur Internet, en annexe des mails et des textos chez les ados notamment (parfois pour le pire), sur certains réseaux sociaux, et le naturisme est en hausse. Il y a donc bien des espaces sur lesquels la nudité recule et d'autres où elle progresse.

- Plusieurs philosophies sont-elles en train de cohabiter? Nudité commerciale contre nudité libératrice du naturiste, ou encore nudité chargée de rehausser l'estime de soi?

- La nudité commerciale n'est pas forcément à opposer à celle qui se charge de rehausser l'estime de soi. Il y a des stars qui s'exposent à la fois pour un profit commercial, et pour rehausser leur estime d'elle meme comme K. Kardashian après son premier accouchement. Et il y a près d'Avignon un photographe qui s'est spécialisé dans le nu anonyme à titre pratiquement thérapeutique, pour "rehausser" l'image d'elle même de certaines femmes, mais qui en fait son activité commerciale. Par contre oui, il y a une pluralité de philosophies de la nudité depuis celle qui manifeste par la nudité un dépouillement, un dénuement face aux injustices (comme récemment les joueurs de pelote basque de Levallois Péret dépossédé de leur espace de jeu qui ont posé nus pour protester), celle qui au contraire veut manifester une conquête face aux peurs, face aux conventions sociales, et qui incarnent une nudité guerrière (les Femen par exemple). La nudité peut-être violente ou pacifique, chercher à fédérer sur un plus petit dénominateur commun d'humanité, ou chercher à provoquer des conflits en choquant les gens. C'est très contradictoire, et le spectateur de la nudité d'autrui peut investir sur elle des significations très différentes, parfois opposées de celles de la personne qui s'était dénudée.

- La nudité demeure-t-elle sexualisée dans nos regards contemporains?

- Cela dépend du contexte et des stratégies employées. Par exemple les expositions de seins pour encourager le dépistage du cancer semble s'imposer assez bien comme une image dé-sexualisée de la nudité. De même les naturistes dans leur propre espace arrivent à promouvoir une vision "innocente", enfantine, édénique (celle d'Adam et Eve) de la nudité. Mais dans l'ensemble en France c'est une vision de plus en plus sexualisée de la nudité qui prévaut. La preuve en est que dans l'émission de TV réalité "Adam cherche Eve" en version française les parties génitales ont été floutées (à la différence de la version originale néerlandaise), ce qui encourage chez le spectateur un jeu de voyeurisme pour contourner le floutage. Même en Allemagne en ce moment la nudité se sexualise, en milieu urbain du moins, de sorte qu'il y a de moins en moins de femmes nues dans les parcs publics des grandes villes où la nudité est pourtant tolérée. Je ne suis pas sûr que des mouvements qui en Scandinavie, aux USA etc essaient de "banaliser" le topless parviennent à court terme à inverser cette tendance.

- Alors que téléréalités et réseaux sociaux véhiculent beaucoup de nudité, comment expliquer que, face à cela, le topless soit de plus en plus rare sur les plages?

- Il y a d'un côté le besoin de beaucoup de gens de se montrer nus ou de voir du nu, qui s'exprime notamment sur Internet, et puis, il y a la valeur d'humilité, de respect d'autrui, de pudeur, qui reste très présente dans la société comme on le disait plus haut, et qui l'est même d'autant plus aujourd'hui que les gens veulent protéger l'enfance (ce qui était moins le cas dans l'idéologie libertaire des années 70), respecter les convictions des minorités religieuses (à prendre en compte dans le cadre de sociétés de plus en plus multiculturelles) etc. Tout cela en plus du discours hygiéniste sur les risques de cancer a joué contre le topless sur les plages, la plages restant un espace publics qu'on ne peut pas "verrouiller" pour protéger ses enfants comme on verrouille un accès à la TV ou à Internet, et qu'on ne peut pas "zapper" par goût personnel. Du coup sur les plages en effet les gens s'autocensurent plus que par le passé. Mais cela n'empêche pas que ces mêmes personnes qui se censurent sur la plage, pourront se montrer ensuite plus libérales dans leur disposition à aller poser nues chez un photographe, à tourner une sextape ou à manifester topless dans la rue pour combattre le commerce des fourrures animales.

- La nudité n'est-elle pas l'ultime stade d'un discours qui s'essouffle? Le dernier recours pour attirer l'attention sur soi? Si oui, ce constat semble inquiétant, car il signifierait que toute autre méthode est devenue impuissante...

- Dans certains domaines la nudité peut effectivement être le signe d'un manque d'imagination, comme lorsque une revue fait une "une" sexy pour booster ses ventes. C'est ce qui a été reproché à la TV réalité qui s'est servi de la nudité ces dernières années. Mais l'usage de la nudité n'est pas toujours le signes d'un manque d'idée. Elle peut parfois au contraire refléter une idée particulière de l'humanité, en harmonie avec son environnement naturel, en paix avec elle même, dans une façon de prolonger les utopies hippies d'il y a 50 ans. Ce qui est sûr en revanche, c'est que la valorisation de la nudité est possible parce que l'image remplace de plus en plus les mots et le corps compte plus que l'esprit, et les émotions plus que les raisonnements comme valeur refuge, valeur de vérité. C'est sur ce terreau là que peut grandir l'idée "je vais défendre l'authenticité, la liberté, la vérité en me dénudant, ou en défendant le droit de l'artiste Milo Moiré à poser nue sur l'esplanade du Trocadéro".

- Les utilisateurs de smartphones réalisent de plus en plus de selfies dénudés, à la fois à l'attention de leur partenaire (sexting) et de leurs amis (le frexting...) Pourquoi effeuiller ainsi son corps est devenu un mode de communication à part entière?

- Je l'évoquais précédemment : un mode de communication plus physique, moins verbalisé, qui crée des sensations immédiates et fait gagner du temps. Après cela se nourrit aussi des censures qui s'attachent encore à la nudité. En se montrant nus, les ados notamment manifestent un petit esprit rebelle, et courageux, tout en restant dans l'ordre du "bon enfant". Ils créent une connivence, un lien de complicité entre eux sur la base du courage qu'ils ont de se montrer "tels qu'ils sont" au mépris des lois. Idem quand on tourne une sextape. Cela garde un côté positif tant qu'il n'y a pas derrière cela de la contrainte, du chantage, ce qui est hélas le cas ensuite avec le revenge porn par exemple.

- Toutes les nudités aujourd'hui se valent-elles: montrer un fessier nu, est-ce comme montrer des seins ou des jambes?

- Le tabou de la monstration des parties génitales est une constante de toute l'humanité, puisque même dans les sociétés sans vetements il est interdit de regarder de trop près l'entrejambe. Une nudité jambe écartée n'a pas les mêmes connotations qu'un nu de dos plus suggéré. Mais le côté voyeur que favorise la démultiplication des images sur les écrans pousse à resexualiser des parties du corps dont la monstration pouvait au moins dans certains espaces tendre à se banaliser comme les seins (le tabou des seins étant d'ailleurs devenu si fort aux Etats-Unis que même l'allaitement en public est censuré). On voit une forte sexualisation des fesses, des organes génitaux et des seins. Le porno aussi, en arrière plan, en valorisant beaucoup les gros plans sur les fesses, les gros seins etc pousse dans cette direction.

- Est-ce une réaction d'exaspération face aux géants du web tels Google et Apple, qui cherchent à censurer seins et sexes sur leurs supports?

- Il y a des réactions effectivement contre la censure, et la censure nourrit les fixations sur la nudité. Mais je crois que la dynamique qui joue en faveur de la monstration du corps est en partie autonome et ne peut pas se réduire à une réaction face à la censure. En ce qui concerne les réseaux sociaux,les réflexes de pudeur restent très majoritaires dans la société, y compris chez des gens qui peuvent avoir des pulsions occasionnelles à la monstration de soi. Mais chez les gens qui entrent dans le jeu de la monstration, par exemple sur des réseaux comme Uplust, on décèle très clairement l'influence de l'imaginaire porno sur le rapport que les gens (surtout les femmes qui postent leurs photos, ou celles que prennent leurs partenaires) ont à leur corps ou au corps de leur partenaire, l'angle sous lequel les fesses, les seins, les parties génitales sont montrés semblant directement inspiré de la façon dont les actrices X professionnelles étaient filmées ou photographiées. On note sur Uplust que beaucoup des photos sont sans visages, les femmes ou postent leur image, ou leurs partenaires avec qui elles les postent, pouvat ainsi jouer sur sorte de dédoublement de soi ambigu : c'est soi même qui est montré, offert, et en même temps ce pourrait être quelqu'un d'autre - au fond on ne sait pas si les femmes donnent quelque chose de vraiment intime dans cet espace là, ou simplement, par jeu, une projection conventionnelle d'elles-mêmes dans l'imaginaire X, un peu comme dans l'Antiquité les patriciennes romaines acceptaient qu'on pose une sculpture de leur tête, sur un corps de marbre qui recopiait conventionnellement les formes parfaites et canoniques de la Vénus de Praxitèle.

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 10:37
Le livre "La nudité" cité par la revue "Marie-France"

Le livre "La nudité" est cité dans la revue "Marie-France" paru cette semaine (daté de septembre 2015) dans le cadre de l'article de Marie de Ménibus "Liberté, égalité, nudité".

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 16:22
C. Colera cité dans "Femme Actuelle"

Le livre de C. Colera "La nudité" cité (p. 34) dans la revue "Femme actuelle" de cette semaine (n° 1608) dans le cadre d'un test psychologique sur la nudité.

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 16:21
C. Colera cité dans la revue Grazia

Cette semaine en page 22 à propos des touristes qui posent nus près des grands monuments.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 09:54
Le livre "La nudité" cité par Slate.fr

C'est dans l'article "Pourquoi ne se balade-t-on pas nu dans la rue ?" ici

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 09:34

Un extrait d'une de ses interviews pour l'Obs est cité ici.

 

 

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